Jurassic delirium

OLYMPUS DIGITAL CAMERATout est vert. Je vois la vie en vert. Je songe en vert. Je pense en vert.

Pendant que Jimmy patauge à pas lunaires sur son raton (*) désertique, je photographie les vagues vertes de l’ère jurassique. Les cloches bourdonnent à mes oreilles. Troupeaux de vaches à perte de vue. Tâches rousses et blanches sur le vert.

Il paraît que les loups sont revenus. Cela me ravit. Ombres grises et furtives au travers du vert. J’imagine…

Hier soir, un renard a frappé à la porte. Mais le petit prince n’a rien entendu ; sa fleur l’accaparait trop. Je suis verte de dépit.

L’académicien nous regarde. Il le regarde. Je les regarde, je les fige. Sur le chemin « entre deux eaux », les tilleuls vert nous saluent. La rivièrette coule, paisible, hors du temps. Clapotis…, photo…clang !

Sur la route, un légionnaire créole,  nous conte sa vie qui sent bon la chlorophylle. Espace imprévu dans le périple vert. Rêver sa vie, vivre ses rêves…

« L’amour, l’amour qu’on aime tant est comme une montagne haute : On la monte tout en chantant. On pleure en descendant la côte.  »

André Theuriet

(*) crêpe soufflée et moelleuse

15 réflexions au sujet de “Jurassic delirium”

  1. Bonsoir Louv’ !
    Je retrouve ta douce écriture un peu déjantée (j’adore !) et encore avec une pointe de loup… J’aime toujours autant !
    Merci pour tes textes 🙂
    Bises, bonne nuit !
    Nais’

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  2. bonsoir
    toutes les senties que l’on prends se croisent,
    s’entrecroisent,
    Grimpent ou descendent
    mais ils en rejoignent une seule et unique
    La page ultime du livre de la vie

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    1. Une page ultime écrite avec du sang et des larmes, illuminée parfois par un rayon de soleil.
      Bisous, Célie.

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    1. Bienvenue à toi, revenant 🙂
      Confidence pour confidence, j’ai le vertige aussi mais j’aime les défis…

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    1. Il y a bien longtemps que je n’ai pas raconté mes histoires de loups….Tu m’en donnes envie, Emma.

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    1. Un chemin chaotique que l’on parcourt en trébuchant beaucoup. Et parfois, l’émotion est tellement forte que les mots en deviennent dérisoires, délirants…

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