du rêve au réel

Planète Opalie n’est pas que de l’imaginaire et du rêve, c’est aussi une dure réalité. Celle que vivent au quotidien des centaines d’exilés de pays en guerre, aux portes d’un Eldorado qui reste fermé. Harcèlement et persécution sont leur lot de tous les jours. Cette réalité là dure depuis plus d’une décennie et personne n’a de solution. Ce n’est plus supportable.
Ces migrants, je les ai baptisés « les hérons noirs » dans l’un de mes premiers billets. Aujourd’hui je n’ai pas envie de poétiser et j’ouvre une autre parenthèse : la voix de tous ceux qui ont encore un peu d’humanité sur cette planète. « Les passeurs d’hospitalité » font partie de ceux-là. Ci-dessous, lisez-les, merci.

Martine Dardenne, alias « Louv' ».

Passeurs d'hospitalités

Nous étions dans l’urgence : un délais de 24h, puis de 48h pour quitter le lieu de distribution des repas, un émissaire du préfet promettant samedi matin le dialogue si les exilés partent du lieu d’eux-mêmes, une tentative de déménagement samedi soir. Le fait que la police ait empêché le déménagement des exilés et qu’ils se soient réinstallés au lieu de distribution a un peu changé la donne. Puis que l’émissaire du préfet ne vienne pas au rendez-vous qu’il avait fixé à aujourd’hui mardi et donne son accord officieux pour que les exilés restent sur les lieux : on est maintenant dans ce qui ressemble à une installation.

Mais cette installation n’est pas la création d’une énième « jungle ». Les exilés ont refusé d’aller « dans la jungle », dans les bois et les buissons à la périphérie de la ville, pour « vivre comme des animaux », comme les y poussaient les autorités. Et…

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14 réflexions au sujet de « du rêve au réel »

    1. Ils sont actuellement environ 800, ce qui est peu dans l’absolu, mais dans les rues d’une ville de 75 000 habitants, ça dérange certains…Surtout que l’affaire dure depuis plus de dix ans sans qu’aucune solution n’est proposée par les gouvernements successifs et la municipalité. Oui, heureusement que des bénévoles sauvent l’honneur.

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  1. Bravo Louv’ de ramener un temps nos extravagances à la dure réalité de cette côte magnifique qui est la tienne mais qui abrite aussi tant de détresse et de désespérance. Cette jolie lumière qu’on reçoit quand on est chez toi a son revers : la noirceur des hommes et leur violence inhospitalière. Alors si on doit se battre, c’est bien sûr encore et toujours pour que cette terre soit meilleure. Merci d’avoir consacré ce billet à ces femmes et à ces hommes qui font partie, quoique peuvent en penser les « ventres pleins », de notre humanité. Jonas

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    1. Il arrive un moment où rêver n’est plus de mise. Il faut agir, avec les moyens dont on dispose. Un billet sur un blog, ce n’est pas beaucoup mais c’est mieux que rien…

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    1. Oui Robert, car les médias n’en parlent que lorsqu’il se passe un évènement « coup de poing ». Mais sur le terrain c’est un combat au quotidien afin que ces exilés puissent conserver un semblant de dignité. Heureusement que les associations s’en occupent car ce serait pire encore. On ne compte plus les morts…depuis des années que ça dure !

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    1. Ton commentaire est en attente de modération je crois bien. Ce n’est pas grave de l’avoir mis sur « passeurs », l’important pour moi c’est d’informer et de marquer également mon indignation. Merci Alma.

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