complainte d’une littéraire de supermarché

alice2

Si j’aurai su j’aurai pas venu !

Se lancé dans l’arène des polémiks sur les résos socios représante parfoi un danger insoupssonnable. Balottée comme une balle de ping-pong entre les pour et les contre, essaillant d’argumanté mes propeaux, j’ai vite compris que décidémant, Cervantes avait tort. On ne se bat pas contre les moulains à vant ;  hier encore, un ami très chaire me le fesait remarqué. Points de suspension.

Ce monde n’est pas fait pour tout le monde, je l’avais oublié.

Sur la pointe des pieds, me suis éclipsée,  me suis réfugiée au creux de mes parenthèses, pour y contempler mes rêves avec accent circonflexe.

 

 

33 réflexions au sujet de « complainte d’une littéraire de supermarché »

  1. « Notre langue française s’abîme, comme un vieux livre de cuisine… » (Etienne Roda-Gil pour Julien Clerc, de mémoire…) Toutes les langues s’enrichissent, s’apauvrissent ou disparaissent, le français du 21è siècle n’est déjà plus celui du 20è, pas plus que celui du 19è (que j’aime tant) encore moi celui du 13è. La machine à battre les mots ne s’arrête jamais. Mais si on fictionne (oui c’est un nouveau mot pour remplacer des centaines disparus) un peu, un jour, que nous ne connaîtrons pas, supprimera sans doute le langage pour une universalité dans le partage. Du coup, je me tais. Bises.

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  2. Je passe mon temps à vérifier l’ortograf de mes mots dans le dico (qui sera bientot périmé!) pour écrire…Et malgré tout, mon livre, en cours de publication, paraitra avec plein de « fautes »! Mais j’écrirai toujours avec l’ortograf de nos écrivains ! J’arrete de me tracasser pour cette cônnerie…Bises et bon samedi, Jean-Pierre
    PS: et il parait qu’on aura le choix entre les ortograf!!! Ca va etre le « bo….. ».

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  3. Permettez-moi de croire que l’empire du politiquement correct est à son déclin.
    Même si l’arme de l’orthographe est plus que jamais dégainée !
    Elle est en bonne place dans l’arsenal de ceux qui, depuis trois siècles, détruisent avec succès notre vieille civilisation.

    J’ai la faiblesse de penser que nous vivons, depuis peu, les premiers revers de leur fulgurante conquête.
    Et j’ai cette autre faiblesse de penser que nous ne nous battons pas contre des moulins.

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  4. On a fait de Cervantès le fils de conversos, d’autres ont affirmé qu’il était initié à une franc-maçonnerie qui n’existait pas encore, le politiquement correct ignore le ridicule.
    Il a vu son empire à son apogée, ces dernières années.
    On lit avec bonheur les premiers soupçons de son déclin.
    Pour autant, se battra-t-on un jour contre la rage d’égalitarisme ?
    Dans l’abjection, l’homme est enfin égal à l’homme…

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  5. Et tu as bien raison. Rien ni personne ne pourra nous empêcher de lire et d’écrire des textes qui sont en accord avec notre façon de concevoir la langue. Qu’on intègre des mots nouveaux qui se sont installés dans le langage courant, c’est une chose, mais toucher à ce qui structure la langue, donne sens aux mots, non !

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    1. Je suis moi aussi tout à fait d’accord pour l’intégration de nouveaux mots. Pour ce qui concerne cette nouvelle norme, je trouve qu’il s’agit d’une régression inutile. A croire que la nouvelle génération est plus bête que l’ancienne ! Je n’ose y penser…

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  6. Notre plaisir d’écrire est liée au beau texte autant sur le fond que sur la forme. Je pêche de temps en temps avec l’orthographe mais je fais toujours mon possible pour faire du bel ouvrage. Bises Dan

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    1. Des fautes d’orthographe, on en fait tous, surtout par inattention d’ailleurs. Quand cela m’arrive et qu’on me le fait remarquer, j’ai honte !!! Le bel ouvrage, comme tu le dis si bien, est un plaisir sans cesse renouvelé. Des bises, Dan.

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  7. une langue est faite d’histoire et d’usage, les deux ont force de loi naturelle.

    L’ accent circonflexe par exemple est parfois la trace d’une lettre disparue, comme le S dans fête ou tête, on y tient à ce petit chapeau fossile, non ?
    Ou bien il différencie des homonymes parfois bien utilement. Ainsi
    « Cet homme observe le jeûne » ne veut pas dire qu’il guette les sorties d’école. « Et le Docteur Laseringue était las de faire des radios de côlon toute la journée », ne signifie pas qu’il détestait les esclavagistes.
    ****
    Sur le site réjouissant et très documenté qui s’appelle : « Abécédaire raisonné du néo-crétinisme » (http://www.barbarisme.com/) que je recommande aux amoureux de la langue, l’auteur, (qui s’appelle Loteur) indique :
    « Réforme de l’orthographe : fait d’entériner l’ignorance courante, ou le refus d’apprendre (très commode pour les ignorants et les fainéants). En ce sens, le langage SMS est une très bonne réforme de l’orthographe.  »
    ****
    Ce projet de réforme est démagogique bien sur, même avec ce tour de passe passe, les cancres resteront des cancres !

    De même il y a quelques années on a bataillé dur “pour” ou “contre” la féminisation des noms de métier, comme si le fait d’être appelé « professeure, recteure, sapeuse-pompière, auteure, ingénieure, procureure, chercheure » supprimait d’un coup de baguette magique les inégalités de considération et de salaire et tout sexisme dans le travail.
    Bien au contraire ce “e” pointe sur le fait qu’il s’agit quand même, et notez le bien, non pas d’une personne qui « professe, écrit, cherche », mais d’un « professeur, recteur, sapeur-pompier, auteur, ingénieur, procureur, chercheur » de seconde catégorie.

    Et à l’époque j’avais apprécié que l’académie se fende d’un excellent communiqué sur la question.

    Mais rassurons nous, il y a fort à parier que cette réforme ne sera qu’un nie me coup d’épée (d’académicien) dans l’eau

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    1. It was a joke bien sûr, jamais je ne pourrai utiliser « les nouvelles normes »(tiens je vais parler Anglais maintenant, ça résoudra mes problèmes et toc !)

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  8. Tu me coupes l’herbe sous le pied;)
    Les langues n’évoluent pas, elles s’enrichissent avec le temps et les influences venues de partout, mais on ne peut pas « les réformer ». Comment comprendra t-on le pourquoi et le comment de notre langue plus tard, si on spolie ses difficultés qui sont autant de témoins de ses origines? En plus de cela pour ne citer que le plus célèbre, que deviendra la poésie contenue dans le PH du nénufar ?
    Pourtant dieussé que jenfé, des fotes, mais comme toi je suis bien triste…

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    1. Tu poses le problème d’une autre façon, Alma. Par conséquent, prends vite ta plus belle écriture pour nous pondre un joli billet comme tu sais le faire 🙂

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    2. Je ne vois pas en quoi je pose le problème autrement, il me semble au contraire que nous parlons bien de la même chose et que nous allons dans le même sens, non?

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    3. Nous parlons de la même chose mais tu évoques les origines, les influences. Moi je n’ai fait que râler ! C’est en cela que je pense que tu devrais approfondir ton point de vue, mais ce n’est pas une obligation 😉

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    4. D’accord. Mais je ne suis pas assez calée pour étayer mes arguments. Le commentaire d’Emma dit parfaitement tout cela, je ne saurais mieux dire. Merci Louv’:)

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  9. Faisons-nous partie d’une ethnie à protéger ? Parfois, je me pose cette question et puis je me dis que tout évolue même et surtout une langue 🙂

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    1. J’ai toujours pensé que j’étais une espèce en voie d’extinction ! J’ai cherché une association quelconque qui me protègerait mais n’en ai point trouvée…Oui Mony, la langue française est vivante donc elle évolue mais ce sera sans moi.

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