daffodils for ever

daffodils

On a chanté le temps des cerises, les cerisiers roses et pommiers blancs, le joli mois de mai, April in Paris…

Mais qui n’a jamais foulé pieds nus un champ de jonquilles, ne sait pas le printemps.

Pose tes bagages et déchausse-toi.

Regarde, vois ce tapis de velours ensoleillé, imagine sa douceur. Sens-tu cette effluve si délicate, si particulière que jalousent les essences les plus riches ?

As-tu remarqué le frémissement des corolles en émoi, que caresse le vent ? Impatientes et folles, elles s’offrent désespérément. La nature n’attend pas.

Caresse-les, embrasse-les. Allonge-toi et enfouis ton visage en cette promesse généreuse. Enivre-toi jusqu’à plus soif.

Jouis de ce moment et grave-le en toi.

Avril est immortel, je te l’ai dit.

…mais on ne sort pas indemne du temps des jonquilles…

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39 réflexions au sujet de « daffodils for ever »

  1. Havril, où les bateaux au repos s’endorment sous les parfums de jonquilles qui depuis le large printemps parfument leurs cales.

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  2. J’adore ton texte c’est foisonnant et lumineux comme le printemps 🙂

    Pour le texte anglais mis par @emma, je me permets :
    c’est la fin du fameux poème de Wordsworth, « Daffodils » (que j’ai appris quand j’étais en 5° ou 4° je ne sais plus 😉 )

    j’ai recherché une traduction sur G.G. car la poésie à traduire c’est pas évident :
    « Car souvent lorsque je m’allonge
    Que je sois rêveur ou pensif,
    Elles brillent pour l’œil intérieur,
    Félicité des solitaires,
    Et de plaisir mon cœur s’emplit
    Et danse parmi les jonquilles. »

    Traduit de l’anglais par ©Maxime Durisotti

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    1. Je n’ai jamais appris ce poème de Wordsworth alors je n’avais pas fait le rapprochement. Merci Catherine pour la traduction, certainement beaucoup plus approchante de la réalité que celle mot à mot de Google 😉

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  3. Nous ne sommes effectivement que de passage, et chaque temps est compté. A commencer par celui de prendre les instants de bonheurs là où ils sont, sans reporter à demain ce qui ne sera peut-être plus demain. Merci pour votre texte printanier qui remet les pendules à l’heure de la vie…

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  4. Oui c’est beau cette nature qui s’éveille malgré tous les malgré. Ici malgré l’inondation, le terrain ravagé, les jonquilles ont fleuri et maintenant les Iris. Les fleurs font un pied de nez aux catastrophes climatiques dont la main de l’homme n’y est pas pour rien, espérons encore et encore de voir fleurir les belles couleurs du printemps…

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    1. J’aime bien ton expression « les fleurs font un pied-de-nez aux catastrophes climatiques »…pour combien de temps, on ne sait pas. Alors profitons-en, vite !

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    1. C’est vrai, Carole. Que ce soit de la nature ou des êtres, on ne ressort jamais indemne quand l’émotion est à son comble.

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  5. Avril file vers les douceurs de l’été, quand sous le soleil plantés, nous pourront enfin de nos fils nous débarrasser (Confucius). Marcher pieds nus sur les jonquilles, pourquoi pas… Moi je me baisse pour te les offrir. Merci Martine pour cette belle lumière printanière. Bises.

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  6. Publiez plus, Madame.
    Stravinsky est venu redescendre ces sillons qui montaient labourer vos ciels de Verhaeren.
    A son souffle les corolles s’envolent.
    C’est pour vous qu’il dévoile ce vert que votre talent mérite.
    Par les dieux, publiez, Madame. J’ose affirmer qu’il est immense, ce talent.
    Publiez !
    Le vert va si bien aux daffodils…

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    1. Par les dieux de l’Olympe et ceux du Walk of Fame, n’en jetez plus, monsieur ! Mes chevilles enflent tellement vite que je n’arrive plus à enfiler mes socquettes blanches 😉
      PS : merci infiniment pour cette belle prose…

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  7. Moi, je guette les violettes. Mais il est vrai que les jonquilles sont un signe du printemps. En Italie du sud, ce sont les crocus (blancs ou violets avec leurs pistils safran)

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  8. Oui, je sens les effluves. Le temps des jonquilles, le premier temps fleuri après les discrets crocus, presque aussi enfouis que des truffes ! Premiers soleils de terre, bien avant les tournesols et qui annoncent le parfum des lilas et celui du muguet. Oh, j’ai oublié le mimosa ! Jaune, l’annonce est jaune et on en prend toute la lumière !
    Bon week-end, Martine.

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    1. Oh oui, le premier temps fleuri est un véritable enchantement. Avec le mimosa qui ouvre le bal…Mes jonquilles se sont ouvertes fin février, elles ont voulu lui faire concurrence je crois 😉
      Bon week-end Carmen.

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  9. On ne ressort indemne d’aucun printemps, il est unique à chaque fois. Si la photo est de toi, bravo, j’aime beaucoup la lumière douce sur ce joli tapis éclatant.

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    1. J’aurais aimé prendre cette photo. Mais je l’ai honteusement piquée sur un site anglais (of course).
      Tu as raison, Alma, on ne ressort indemne d’aucun printemps…
      Bon week-end 🙂

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    1. Traduction offerte par Google (je ne garantis rien)

      Elles étincellent au-dessus de cet oeil intérieur, qui est le bonheur de solitude et alors, mon coeur avec plaisir se remplit et danse avec les jonquilles …

      C’est magnifique, Emma, mais qui a écrit ça ?

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    1. Depuis que nous sommes « les Hauts de France », les Marceline en herbe poussent comme des champignons;-)
      Merci CTB

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