un goût d’été

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Un peu à l’écart de la guinguette, il a planté son chevalet sur la berge. Les tubes de couleurs jonchent l’herbe en éventail, certains sont éventrés. L’homme porte un chapeau à larges bords et une blouse blanche tâchée. J’envie sa main qui ne tremble pas quand il appose les touches de lumière sur sa toile.

Il plisse un peu les yeux, recule de quelques centimètres puis repose son pinceau. Est-il content de lui ? Sans doute pas complètement. L’artiste n’est jamais totalement satisfait.

Les flonflons se sont tus et les danseurs se désaltèrent au vin blanc de Mâcon. Sur le fleuve miroir, une famille de canards glisse, tranquille, puis disparaît sous les branchages d’un saule. L’heure est à la plénitude.

Monet (ou était-ce Renoir ?) remballe son matériel, relève son chapeau et d’un revers de manche, s’éponge le front. Il a fait chaud aujourd’hui.

J’ai peut-être un peu trop fumé…

 

 

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28 réflexions au sujet de « un goût d’été »

    1. Il me plaît à le croire. Ce monde parallèle que j’entrevois m’aide beaucoup à supporter la réalité des choses. Merci Mony.

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    1. Nothing, nada, rien qui ne soit légal ! Par contre, le petit vin blanc de Mâcon…Merci pour la photo, c’est moi qui l’ai prise 🙂

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  1. allons, le soleil t’a un peu tapé sur la tête, remets donc ton canotier… tu rêves tu rêves, et pendant ce temps, qui c’est qui doit replier la nappe du déjeuner sur l’herbe ?

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  2. Que tu aies ou non fumé, peu importe (rire). On s’y croirait. cela semble tellement réel. On voit les peintres à l’oeuvre, nous sommes pénétrés par cette ambiance, les sons, les odeurs d’huile de peinture, les gesticulations des artistes….

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    1. Absolument Dan. L’image que je garde de ce moment au bord du fleuve est gravé dans ma mémoire ; j’étais comme hors du temps…moment intemporel et éternel. D’où l’imaginaire du peintre…
      Bises à toi.

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  3. Comme si on y était, j’ai l’impression d’être assise près de toi dans l’herbe (qui ne se fume pas :)) ) et de contempler le peintre. Pour moi, c’est Monet…

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  4. Bises et un (rapide) passage dans ton « univers ». Entre 2 chroniques journalières plandalènes et la suite de mes contes et hôpitaux abandonnés…Bonne journée et à bientôt!

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  5. Des canards pas comme les autres…
    Ils ont traversé le siècle pour vous, ma chère louve, qui n’avez point fumé mais humé cet air du Nord si cher à Marcelline.
    Vous me pardonnerez de toujours vous comparer à elle. Vous savez combien je suis sincère.
    L’été n’est pas fini.

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    1. L’été revient toujours…et les canards aussi ! Finalement, les tableaux traversent les siècles et se ressemblent tous…

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