l’éclaireuse

« On est de son enfance comme on est d’un pays » –
Antoine de Saint-Exupéry-

Mon pays a disparu sur l’écran plasma du salon d’Ophélie, quand son visage s’est évanoui dans la brume. Une voix a dit « vous ne me voyez plus mais je suis toujours là« . Vaine consolation.

Je ne suis plus l’enfant de quelqu’une. Démunie, dépossédée de mon refuge ultime, je marche seule, en éclaireuse. Sur le chemin qui mène à l’inconnu, j’ouvre la marche. Portant sur mes épaules, le poids des mots que je n’ai jamais pu prononcer.

L’eau salée de mes yeux est tombée dans la mer. Comme un dernier appel…

 

 

21 réflexions au sujet de « l’éclaireuse »

  1. Coucou Louv’, je viens prendre de tes nouvelles. Je n’ai pas su mettre un commentaire quand tu as publié cet hommage émouvant, peut-être parce que je savais ce que tu ressentais. Mais le temps a passé…
    Ta maman sera toujours en toi et je pense que déjà tu sens qu’elle te guide et veille sur toi.
    Je t’embrasse.

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    1. Bonsoir Alma, tout cela est vrai. Mais, je ne sais plus qui a dit : « on ne dit jamais assez je t’aime à ceux qu’on aime » ou quelque chose comme ça. C’est terrible de s’en rendre compte quand il est trop tard…
      Merci pour ton gentil message, je t’embrasse aussi.

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  2. La vie nous est donnée pour qu’on apprenne à se libérer des attaches.
    Certaines paroles ne seront jamais prononcées. Les larmes seront versées et non vues….
    Le noyau de l’être prendra conscience qu’il occupe toute la cellule, vivifiant la matière du monde qui l’environne. Gratitude pour la vie transmise, la vie assumée et qui s’en retourne au Pays d’avant la conception, dans ce plein d’amour qu’on a tant de mal à imaginer.

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  3. Bel hommage. Et on devient à son tour l’éclaireur (se) de quelqu’un
    je viens de chez les Caphys et c’est pour moi une jolie découverte que ce blog.
    Bonne journée

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  4. Les générations passent… Et soudain, nous voilà tenant à notre tour le flambeau. Bel hommage à cette éclaireuse disparue. Mes pensées vont vers toi, Louve.

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  5. une petite fille en pleurs… ta tristesse, dont la cause est mystérieuse pour le lecteur, fait penser au poème de P Lebesgue :
    « Tu n’es plus là, ma mère. Et pourtant je respire ton souffle dans l’haleine agreste des lys blancs… »

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