phare abandonné (suite)

Je vous ai conté mon amour pour ce phare abandonné et pendant que j’errais sur la planète, un fait nouveau s’est produit : grâce aux associations qui le défendaient corps et âme, et aussi grâce à quelques élus (soyons honnêtes) le phare de Walde a gagné ses galons de patrimoine historique ! Il est sauvé et j’en suis absolument ravie.

Texte initial :

Sur ma terre d’Opalie, il est un endroit que j’affectionne très particulièrement. Sauvage, battu par les vents, uniquement peuplé d’oiseaux marins et d’une colonie de phoques.

C’est une plage immense, destinée aux fous amoureux de la désertitude. La magie de l’endroit se mérite car après avoir traversé un long ruban de dunes, il faut encore marcher plusieurs kilomètres pour atteindre la mer.

Alors là, soudain, à l’exacte conjonction entre la Mer du Nord et la Manche, se dresse devant vous la silhouette squelettique du phare de Walde.

Délabré, abandonné, son corps métallique rongé par le sel, trop vieux pour servir…Profondément ancré dans le sable mouillé, l’ancien résiste de toutes ses forces, refuse de capituler mais meurt à petit feu. Il est loin le temps où sa lumière guidait les bateaux pour les amener à bon port. Aujourd’hui il n’est plus qu’une curiosité antique, photographiée par les amoureux des causes perdues. A ses pieds, les phoques ont pris possession d’un banc de sable où ils viennent se reposer, un peu comme les gardiens d’un temps révolu.

C’est un étrange spectacle que cette cohabitation et j’en suis tombée jalousement amoureuse. Chut, ne le dites à personne…