crâne végétal

Ce soir j’ai le coeur à Gainsbourg avant qu’il soit Gainsbarre.

La chanson de Prévert a réveillé en moi le souvenir d’un temps que je croyais révolu.

Rien ne meurt jamais tout à fait.

Les feuilles mortes ont été ramassées à la pelle mais l’homme à tête de chou n’a pas bougé de son socle.

Il n’entend rien, ne dit rien, ne voit rien.

Pourtant, comme lors de cette nuit lointaine de mes jeunes années, de son crâne végétal me parvient en boucle sa musique sourde et lancinante …