cool la life

windsurf Quand, le regard embrumé de plaisirs illicites, les fous de glisse s’élançaient sur la vague. Que le mistral asséchait nos peaux de carton bitumé. Que nos crins blond californien, dégorgeaient de sel.

Nous nous sentions libres comme les oiseaux.

On se lavait dans la mer, au Fa douche citron vert, et l’on se nourrissait de riz et de fruits. Rien n’avait d’importance que la vibration des corps et des esprits.

Nous étions ivres de vent, de soleil, d’adrénaline et de vin gris. La nuit, le jour, se confondaient au gré de nos désirs. Le temps n’existait pas, le monde non plus. La planète tournait sans nous.

Nous n’étions plus des enfants, mais le feu de l’été nous brûlait et nous rendait inconscients. La glisse, les vagues, la route, la musique, nous laissaient fourbus mais heureux.

combi wv

Et quand, nous nous écroulions enfin, les bras en croix sur la couchette du vieux Combi VW. Les étoiles nous souriaient et les songes nous portaient vers un autre futur, si bleu qu’il en était indécent.

C’était l’été 89…et Dire Strait chantait :