chat perché

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Elle est belle la ville, la nuit.

Toutes ces étoiles qui brillent en bas me font rêver. Pour un peu, je sauterais. Mais pas fou le chat ! Les chats ne retombent jamais sur leurs pattes, foi de matou.

Je suis un joli chat, n’est-ce pas ? Oui, c’est à vous que je m’adresse ! Vous, parmi les étoiles, les étoiles d’en-bas.

Etes-vous bien installés ? Je vous imagine, dans vos microcosmes aseptisés, tout blancs, façon « Habitat ». L’arrière-train posé sur le cuir tanné d’un fauteuil « Chesterfield », la Flûte enchantée en bande-son… pfff !

Elle est belle la ville, la nuit.

Elle, elle m’a mise à la porte-fenêtre. Je perdais du poil, soit-disant. Elle ne supporte plus que je me love sur son oreiller. Quand j’étais chaton, j’y étais autorisé, je dirais même invité ! Ingrate, elle est…

Me voici en équilibre sur cette rambarde qui crisse sous mes griffes et qui s’ébranle au moindre mouvement…Je n’ose lever une patte, de peur de déclencher un cataclysme. Et j’ai une puce qui me titille l’oreille gauche.

La vie est sans pitié pour les chatons devenus grands. Condamnés à jouer les acrobates pour quelques poils en goguette. Relégués au rang de « sac-à-puces ». Parfois je pense qu’elle aimerait que je saute…mais…

Elle est si belle la ville, la nuit.

…bap pi dou…bap pi dou…