une île

 

Entre rêve et réalité,  au bout du bout du monde, il est une île.

Comme sur toutes les îles battues par les vents, les nuages n’y stagnent pas. En son coeur de craie résonnent les rires cristallins des lutins faiseurs de bonheur. Au creux de ses herbes hautes fredonne la musique douce du temps suspendu.

Refuge des oiseaux aux ailes brisées, l’île les berce, comme la lune berce les enfants qu’on a délaissés.  Pour qu’ils s’endorment, apaisés. Mais aucun n’y reste, jamais.

Ici ou là,  hier ou demain, il est une île. Une bulle, un havre, un cocon, une  parenthèse. Qui soupire lorsque s’envolent les oiseaux réparés.

 

 

 

le temps

oiseau ballon

Le temps qui passe, le temps qui court,

courir après le temps, prendre son temps..

Le temps, notre meilleur ennemi.

En ce temps-là,

je croyais avoir tout le temps.

Il faut longtemps,

avant d’admettre

que l’on n’aura pas le temps.

Et puisque l’on ne peut retenir le temps,

j’ai cessé de lui courir après.

Il reste si peu de temps

que je veux lui consacrer

tout mon temps.

Il y a un temps pour tout.

Un temps pour vivre,

un temps pour rien…

Le temps passé à rien

n’est jamais un temps perdu.

Le seul temps perdu

est le temps passé sans amour.

Nina

La première fois que j’ai entendu Nina Simone à la radio, très tard le soir, je devais avoir dix ans. J’ignorais qui elle était, je ne comprenais rien aux paroles de sa chanson, mais j’étais scotchée. Sans le savoir j’écoutais du jazz et c’est fou ce que j’aimais ça !

Mais c’est quoi le jazz ?

J’ai trouvé la réponse dans une scène du  film  "la légende du pianiste sur l‘océan". Deux musiciens discutent et le premier dit à l’autre "si tu écoutes de la musique et que tu ignores ce que c’est, c’est du jazz !!!"

Voilà, c’est exactement cela : des notes, beaucoup de notes, des improvisations, beaucoup d’improvisations, la liberté musicale dans toute sa splendeur, la créativité à son paroxysme, la sensualité, l’ivresse, le désir jamais assouvi, la perfection jamais atteinte, et cette envie de jouer ou d’écouter, encore et encore…sans pouvoir en donner une raison précise.

Depuis Nina, vous l’aurez compris, le virus ne m’a jamais quittée.

Alors juste pour me faire plaisir…

ONE MORE TIME,  NINA !

 

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